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carnet de notes + atelier // christophe antiphon

Month: février 2010

glory/hole : chatroulette I

chatroulette

glory/hole : chatroulette I

galerie de portraits « bruts »
au rythme d’un zapping
des éclats lumineux pour passages

l’un l’autre
attendre l’autre
fragments d’être
cadre de vies
regards perdus
inquiétudes
échos d’effrois
morceaux  de corps
théâtre de personne
noirs
se voir vu
seuls ensemble

[flv:http://www.cagibi.com/wp-content/video/chatroulette1.flv 336 256]

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cc – Creative Commons christophe antiphon 2010 Paternité/Pas d’utilisation commerciale/Pas de Modification CreativesCommons

Trouver l’outrenoir

Soulages

Exposition Pierre Soulages, Centre Georges Pompidou.

«J’ai inventé le mot outrenoir, au-delà du noir, une lumière transmutée par le noir et, comme outre-Rhin et outre-Manche désignent un autre pays, outrenoir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui du simple noir.» Pierre Soulages

[015] théorie du Bloom

Extraits de Tiqqun, Théorie du Bloom, La fabrique éditions :

– p26 : « Anges vides, créatures sans créateur, mediums sans messages, nous marchons parmi les abîmes. »

– p28 : « …et continuons de vieillir comme si nous devions rester jeunes. D’un mot : nous vivons comme si nous étions déjà morts. »

– p30 : « …dans l’ignorance exténuée de soi… »

– p37 : « Ce que nous sommes, c’est précisément cette défaillance, qui peut, s’il lui plaît, se choisir le masque du sujet. »

– p43 : « …au risque de finir par donner un visage à l’invisible. »

– p55 : « Le branché est le Bloom qui se propose au monde comme forme de vie tenable, et pour cela se contraint à une stricte discipline de mensonge. »

– p82 : « Chassé de tout lieu propre, il [le Bloom] est lui-même devenu un lieu.

– p83 : « Pessoa : Pour me créer, je me suis détruit ; je me suis tellement extériorisé au dedans de moi-même, qu’à l’intérieur de moi-même, je n’existe plus qu’extérieurement. Je suis la scène vivante où passent divers acteurs, jouant diverses pièces. »

– p83 : « Goutte à goutte, par un perlement régulier, son être suinte, file et s’extravase. »

– p84 : « De là aussi que le Bloom soit au fond un esprit libre, car il est un esprit vide. »

– p103 : « Personne n’a jamais imaginé qu’à côté de moi se tenait toujours quelqu’un d’autre, qui était moi en fin de compte. On m’a toujours cru identique à moi-même. Bernado Soares, Le Livre de l’intranquillité. »

– p113 : « …la violence de la déflagration croît avec l’excès du confinement. »

– p117 : « Il y a, par-delà les lande les plus extrêmes de l’aliénation, une zone claire et apaisée où l’homme est devenu incapable d’éprouver aucun intérêt pour sa propre vie, ni même un soupçon d’attachement à son endroit. »

– p122 :  » …au contact de la mort, la vie cesse d’un coup d’aller de soi. Le devoir de décision qui sanctionne toute existence proprement humaine a toujours eu partie liée à l’approche de cet abîme. »

– p130 : « Il y a un certain risque physique à être métaphysiquement nul. »

– p133 : « La théorie/ est un état,/ un état de sidération. »

– p134 : « …la pratique de soi comme trickster. » […] « Se détacher de son détachement par une pratique consciente, stratégique de dédoublement de soi. »

– p135 : « …une société ouvertement secrète… » […] « …nous ne pouvons que déserter à l’intérieur de la situation… »

– p138 : « Ce texte est un pacte. / Le protocole d’une expérimentation qui s’ouvre / entre déserteurs. »

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