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carnet de notes + atelier // christophe antiphon

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[015] théorie du Bloom

Extraits de Tiqqun, Théorie du Bloom, La fabrique éditions :

– p26 : « Anges vides, créatures sans créateur, mediums sans messages, nous marchons parmi les abîmes. »

– p28 : « …et continuons de vieillir comme si nous devions rester jeunes. D’un mot : nous vivons comme si nous étions déjà morts. »

– p30 : « …dans l’ignorance exténuée de soi… »

– p37 : « Ce que nous sommes, c’est précisément cette défaillance, qui peut, s’il lui plaît, se choisir le masque du sujet. »

– p43 : « …au risque de finir par donner un visage à l’invisible. »

– p55 : « Le branché est le Bloom qui se propose au monde comme forme de vie tenable, et pour cela se contraint à une stricte discipline de mensonge. »

– p82 : « Chassé de tout lieu propre, il [le Bloom] est lui-même devenu un lieu.

– p83 : « Pessoa : Pour me créer, je me suis détruit ; je me suis tellement extériorisé au dedans de moi-même, qu’à l’intérieur de moi-même, je n’existe plus qu’extérieurement. Je suis la scène vivante où passent divers acteurs, jouant diverses pièces. »

– p83 : « Goutte à goutte, par un perlement régulier, son être suinte, file et s’extravase. »

– p84 : « De là aussi que le Bloom soit au fond un esprit libre, car il est un esprit vide. »

– p103 : « Personne n’a jamais imaginé qu’à côté de moi se tenait toujours quelqu’un d’autre, qui était moi en fin de compte. On m’a toujours cru identique à moi-même. Bernado Soares, Le Livre de l’intranquillité. »

– p113 : « …la violence de la déflagration croît avec l’excès du confinement. »

– p117 : « Il y a, par-delà les lande les plus extrêmes de l’aliénation, une zone claire et apaisée où l’homme est devenu incapable d’éprouver aucun intérêt pour sa propre vie, ni même un soupçon d’attachement à son endroit. »

– p122 :  » …au contact de la mort, la vie cesse d’un coup d’aller de soi. Le devoir de décision qui sanctionne toute existence proprement humaine a toujours eu partie liée à l’approche de cet abîme. »

– p130 : « Il y a un certain risque physique à être métaphysiquement nul. »

– p133 : « La théorie/ est un état,/ un état de sidération. »

– p134 : « …la pratique de soi comme trickster. » […] « Se détacher de son détachement par une pratique consciente, stratégique de dédoublement de soi. »

– p135 : « …une société ouvertement secrète… » […] « …nous ne pouvons que déserter à l’intérieur de la situation… »

– p138 : « Ce texte est un pacte. / Le protocole d’une expérimentation qui s’ouvre / entre déserteurs. »

maintenant

Fragment sonore #1

Extrait de Encore une fois la mer de Reinaldo ARENAS (Mille et Une Nuits éditeur)

Godard/Dreyer

[flv:http://www.cagibi.com/wp-content/video/1208271.flv 336 252]

VIVRE SA VIE : FILM EN DOUZE TABLEAUX
de Jean-Luc Godard (1962)

« une pelote agglutinée… »

De cette « pelote agglutinée » présente au fond d’elle-même au début de son journal, Etty Hillesum en déroule le fil sur quelques mois d’une vie intense, jusqu’au fil de fer barbelé du camp de Westerbork qu’elle quitte le 7 septembre 1943 pour voyager nul part, la Pologne.
Les lignes d’Une vie bouleversée raconte l’intime, la construction de soi : une libération, une conquête d’autonomie dans ses rapports familiaux et amoureux ; décidément la vie est belle même dans cette ultime contradiction qu’est la déportation. Les mots sont alors prière faite à Dieu (à soi ?), les mots racontent comment la souffrance et la mort sont du côté de la vie. Etty raconte une vie intime, pensant naïvement raconter l’histoire de sa vie, elle est recroquevillée, concentrée et porte le monde en elle, elle est dans la distance qui permet de mieux voir, dans l’infiniment petit, au bord de l’abîme, dans le ciel et la terre…

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un jour trop humain

Un drôle de dimanche où coexistent le début de la lecture d’Une vie bouleversée de Etty Hillesum, la rencontre dans le métro de figures humaines (la femme armoire, l’homme aux tics…) et l’œuvre de Richard Coleman (site).

Coleman Coleman Coleman Coleman

Un mélange de sensations… d’images qui scintillent. Un entassement de mondes et un tas de vies. « Dans un coin de soi-même des morceaux du monde réel »

Rodolphe Bresdin / Leonard Baskin

Leonard Baskin. Rodolphe Bresdin. Color etching later published in Laus Pictorum: Portraits of Nineteenth-century Artists. Gehenna Press, 1969. Leonard Baskin. Bee Fly. Etching from: Diptera: A Book of Flies & Other Insects. The Gehenna Press, 1983.

Cherchant une eau forte de Rodolphe Bresdin vue au Musée d’Orsay, je tombe sur le portrait de Rodolphe Bresdin par Leonard Baskin. (Artiste américain 1922-2000) Je voulais revoir comment Bresdin avait méticuleusement dessiné la nature jusque dans ses moindres détails comme pour mieux la dompter.

Cornell University Library – Leonard Baskin

Copyright for all of Leonard Baskin’s images is held by the Estate of Leonard Baskin.
© Division of Rare and Manuscript Collections Cornell University Library

Autoportraits de Spilliaert

Petite exposition au musée d’Orsay autour des autoportraits de Spilliaert.

Un état de conscience du visage comme figure de l’existence. Une apparition de l’être dans une dimension cosmique/romantique. Voir l’environnement proche de l’artiste : les touches de couleur du carnet bleu de la feuille de papier ou du calendrier arrêté au 2 novembre

Autoportrait de Spilliaert La nuit (Léon Spilliaert)

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